Lors d’un spécial briefing press animé conjointement par Patrick Muyaya et Louis Watum respectivement Ministre de la communication et médias et ministre des mines, la restitution de la récente mission effectué par le Patron des mines dans l’espace grand Katanga plus précisément les provinces de Lualaba et Haut Katanga suite aux troubles provoqués dans certains sites d’exploitation des minerais.
Plusieurs mesures sont donc prises pour restaurer la stabilité et renforcer la gouvernance dans certains coins stratégiques du pays, a laissé entendre le Ministre Watum.
Parmi les principales décisions annoncées figurent:
- Le renforcement de la régulation des activités minières artisanales, afin de mieux encadrer ce secteur vital mais souvent informel;
- La sécurisation des sites miniers sensibles, pour prévenir de nouveaux incidents et garantir la sécurité des travailleurs;
- L’instauration d’un dialogue permanent avec les parties prenantes locales, incluant les autorités provinciales, les chefs coutumiers et les entreprises minières.
Louis Watum et Patrick Muyaya ont souligné l’importance de la transparence et de la redevabilité dans la gestion des ressources minières, assurant que les recommandations issues de la mission feront l’objet d’un suivi rigoureux.

Le ministre des Mines a exprimé sa profonde compassion à l’égard des victimes de l’effondrement tragique d’un pont de fortune sur le site minier de Kalondo, dans le Lualaba, qui a coûté la vie à au moins 32 creuseurs artisanaux.
Revenant sur les tensions observées à Lubumbashi et Kolwezi, il a attribué ces troubles à des conflits d’intérêts entre certains opérateurs miniers et les communautés locales. La mission gouvernementale avait pour objectif d’apaiser les tensions, d’évaluer les dégâts et de proposer des solutions durables pour préserver la paix sociale dans ces zones à fort enjeu économique.
Sa mission dans le Grand Katanga a remis en lumière une réalité douloureuse : la fragilité des creuseurs artisanaux. Au Lualaba, le ministre a vu l’horreur de près : des jeunes, âgés de 15 à 35 ans, ensevelis dans les galeries improvisées de Mulondo. « Ce sont nos enfants qui meurent, nos propres fils », a-t-il lâché avec émotion.
Cette détermination s’étend également au cas du débordement chimique observé au site de la CDM à Lubumbashi. Le ministre a dénoncé un mépris flagrant des normes, annonçant la mise en place d’une équipe d’enquête. Les opérations de la société sont suspendues pendant trois mois, salaires des travailleurs inclus, en attendant les responsabilités définitives.
Pour mettre fin à la spirale des accidents et de la précarité, le ministre propose une restructuration profonde de l’artisanat minier : organisation de coopératives crédibles, formation professionnelle, extension des Zones d’exploitation artisanale (ZEA), plus de 64 déjà identifiées, et encadrement rigoureux des activités.
Il a également dénoncé le rôle de réseaux d’intermédiaires étrangers qui exploitent les failles du système pour corrompre les creuseurs : Libanais, Chinois, Indiens… « La corruption est le cancer ultime », a-t-il insisté.
