DÉNONCIATION D’UNE INJUSTICE FLAGRANCE ET D’UNE DISCRIMINATION PROVINCIALE À BANDUNDU
Nous, filles et fils du Kwango, dénonçons avec la plus grande fermeté l’injustice, l’illégalité et le tribalisme d’État dont est victime Monsieur Clino MUNGEMA.
LES FAITS SONT TÊTUS :
- M. Clino MUNGEMA a été nommé régulièrement par le Ministre National des Finances en qualité de Chef de Division des Finances du Kwilu. Il a été dûment notifié et commissionné par le Secrétaire Général aux Finances. Arrivé à Bandundu, il s’est présenté avec tous les documents officiels, dûment signés par les autorités provinciales, y compris la lettre autorisant la cérémonie de remise et reprise.
- Au moment même où la cérémonie devait se tenir, dans la salle, les officiels censés organiser et superviser cette remise et reprise ont reçu un appel du Gouverneur de province les sommant de regagner immédiatement son office. Depuis cet ordre, la remise et reprise est bloquée.
Le motif invoqué est scandaleux, anti-constitutionnel et inacceptable : M. MUNGEMA serait Kwangolais et ne pourrait donc pas travailler dans la province soeur du Kwilu.
Il nous revient que cette manoeuvre serait téléguidée par un Député National, agissant lui-même sur instruction d’un Conseiller d’une Haute Autorité du pays. C’est la République qui est prise en otage par des réseaux tribalo-politiques.
Ceci est une violation grave de la Constitution de la République qui garantit à tout Congolais le droit de travailler partout sur le territoire national sans discrimination d’origine. Le Kwilu et le Kwango sont deux provinces soeurs, issues du même espace, avec une histoire commune. Comment peut-on prôner l’unité nationale et pratiquer l’apartheid provincial ?
NOTRE POSITION EST CLAIRE :
Nous exigeons l’exécution immédiate et sans condition de l’arrêté du Ministre National des Finances et l’installation de M. Clino MUNGEMA dans ses fonctions légitimes.
Nous en appelons au Président de la République, Garant de l’unité nationale, au Premier Ministre et au Ministre des Finances pour faire cesser cette imposture qui déshonore l’administration publique.
Face à cette provocation, nous disons ceci : Si notre frère est rejeté au Kwilu pour le seul fait d’être Kwangolais, alors la communauté Kwangolaise se réserve le droit d’appliquer la réciprocité et d’exiger le départ de tous les fonctionnaires originaires du Kwilu exerçant au Kwango. Nous ne l’avons jamais souhaité, mais on ne peut pas humilier les nôtres ailleurs et exiger qu’ils soient accueillis chez nous.
Trop, c’est trop. La loi doit rester la loi.
La communauté kwangolaise
